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S'éveiller à une musique nouvelle
Le groupe Bodhi ('éveil' en sanscrit) sort son premier album sur le thème du vent.

Entretien avec Lionel Rolland CMTRA : peux-tu nous présenter le groupe Bodhi ?

Lionel Rolland : le mot « bodhi » nous avait séduit, il signifiait beaucoup de choses pour nous. C'était s'éveiller à des musiques qu'on écoutait beaucoup depuis longtemps, des musiques du Maghreb, indiennes, pakistanaises, et aussi du flamenco. C'était s'éveiller à tous ces instruments, ces musiques, ces cultures.

En 1998 nous n'étions que deux. Patrick, qui chantait, jouait du clavier et de la percussion et était intéressé par l'improvisation. Il a été très enthousiaste dès le début et nous avons fait des concerts ensemble. Poly instrumentistes, nous nous sommes rendus compte qu'on changeait beaucoup d'instrument, qu'il nous manquait une ampleur ; nous avons décidé d'étoffer le groupe et nous sommes maintenant quatre.

Nous nous sommes un peu détachés de l'étiquette 'musique orientale'. Quelles sont les influences musicales des membres du groupe ?

Patrick a découvert la musique orientale en écoutant et a réinterprété des thèmes que je proposais, en y ajoutant une énergie, des accents.

Grégory (darbouka, bendir, gatham) a deux ou trois ans de percussions, il a fait de rapides progrès.

Emmanuel (accordéon, oud) est très ancré dans son Revermont natal. Il jouait déja de l'accordéon et avait pratiqué le oud avec Marc Loopuyt. Il était influencé par les musiques du Maghreb. Quelle musique jouez-vous ?

Mes compositions essentiellement, Patrick a aussi composé un morceau. Nous avons trois orientations : flamenco, indienne et arabe. Mais ce ne sont que des orientations. Je prends toujours l'exemple de l'éponge qui se gorge d'eau : on écoute beaucoup, on s'imprègne, et ça ressort ensuite dans notre pratique et notre vécu d'Occidentaux. Cela donne un résultat assez indéfinissable : il y a des structures rhytmiques indiennes, des modes mélodiques qui peuvent s'apparenter à la musique orientale, une énergie flamenco.

Nous n'avons pas suivi d'apprentissage avec des maîtres, ce n'est que de l'écoute et de la pratique. Les textes sont plutôt des prétextes à utiliser la voix : le nom des notes de musique indienne, un peu d'hébreu, des textes français traduits en indien, des textes russes. Peux-tu nous parler du travail sur l'aspect visuel ?

Nous pensons accueillir un danseur ou une danseuse : un personnage qui incarnerait le bouddha, et proposerait un mélange d'attitudes, de postures orientales, d'improvisation, mais aussi de danse urbaine. Nous avons des rythmes qui se prêtent au hip hop. Parlons du disque :

Le thème est le vent. Il est lié au fait que nous nous baladons à travers différentes ambiances, le vent n'a pas de frontière, il est capable de transporter les sons, il nous amène des voix, des sons d'autres pays et nous entraîne de culture en culture. Et surtout, il les mélange. On ne saura pas en distinguer les origines, et c'est notre démarche. Comment vous situez-vous dans le champ des musiques traditionnelles, 'nouvelles musiques traditionnelles', musiques du monde, toutes ces appellations que l'on a souvent du mal à définir précisément ?

Au départ, nous n'avions pas de démarche d'analyse de notre musique. Nous avons eu des critiques de puristes occidentaux qui apprennent la musique orientale, parce que nous n'utilisions pas les instruments toujours dans l'esprit. Nous étions complexés, jusqu'à ce que nous rencontrions des musiciens indiens et arabes, qui ont beaucoup apprécié que nous utilisions le oud, les tablas, le bendir, etc. Ils ne nous ont pas jugé.

Nous avons donc décidé de jouer, de continuer à avancer en laissant mûrir nos compositions. Maintenant, on peut plus difficilement dire quelles sont les influences musicales, c'est véritablement en train de devenir du Bodhi, et c'est pour nous la meilleure des récompenses.

Nous avons quitté l'étiquette traditionnelle de nos débuts. De toute façon, la musique traditionnelle n'est en aucun cas figée, elle est en perpétuelle évolution. Je pense que les groupes qui se réclament de cette esthétique essaient de trouver une définition suffisamment précise, mais assez ouverte pour évoluer.

On pourrait dire que nous avons une démarche un peu tsigane : nous nous sommes imprégnés de différentes musiques, nous avons mélangé le tout, et c'est devenu notre musique. Propos recueillis par PDJ Contact :

Palavanne

11, rue Ambroise Thomas 01000 BOURG EN BRESSE

Tél. : 06 13 91 94 40

Email : [palavanne.bodhi@wanadoo.fr->palavanne.bodhi@wanadoo.fr]


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