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Festival « Les musiques du monde »
Esplanade de Saint-Etienne, du 17 au 22 mars 2003

Entretien avec Dominique Rouvier, directeur de production à l'Esplanade de Saint-Etienne CMTRA : L'Esplanade de Saint-Etienne va présenter pour la deuxième année consécutive le festival « Les musiques du monde » où l'on pourra retrouver aussi bien du cinéma, des ambiances éléctro avec DJ, des concerts puis des soirées dansantes. Pouvez-vous nous présenter l'esprit de ce festival et ses enjeux ?

Dominique Rouvier : Depuis sa création, l'idée du festival est de regrouper des musiques qui n'ont pas forcément vocation à se rencontrer. Nous avons donc choisi l'appellation « Musique du monde » car cela permet d'être extrêmement ouvert, c'est-à-dire qu'il n'y a pas un thème par année, il n'y a pas un choix spécifique par rapport à une forme de musique. L'idée de ce festival est de présenter des musiques inclassables, qui ne trouvent pas de moyen d'accès aux théâtres ou à d'autres lieux institutionnels.

Cette année par exemple, nous ferons se rencontrer, lors d'une création, des percussionnistes traditionnels et de la musique électronique. Ce qui ne nous empêche pas de recevoir Ismael Lo pour l'Afrique, d'avoir des groupes à tendance orientale, des steel bands et de la pure tradition manouche, donc nous ne sommes pas figés, et les musiques que nous avions présenté l'an dernier n'ont aucune correspondance avec celles de cette année. Cette ouverture est donc très intéressante et confortable pour un programmateur.

L'idée du festival est aussi de proposer des artistes qui ne feront pas beaucoup d'audience dans une programmation isolée, mais qui, avec le soutien du festival et de son environnement, vont pouvoir être découverts par le public. Le public fait plus confiance à un label, une affiche et à un projet. On a essayé un petit peu de sortir des sentiers battus et nous souhaitons revenir à l'idée du ciné-club et du cabaret, c'est-à-dire que nous proposons des films en ouverture de soirée. Ces films ne sont pas des découvertes mais des grands standards et parfois des films que l'on n'a plus l'occasion de voir comme « Le gitan » avec Alain Delon et Paul Meurisse.

Les films peuvent être très différents et ce n'est surtout pas une illustration du groupe qui suit ; cela peut être des correspondances de couleurs par exemple. Cette deuxième édition est reconduite en collaboration avec La Bodeguita de la Salsa qui est un cabaret club de Saint-Etienne qui travaille essentiellement sur les musiques cubaines et des îles. Ils sont de vrais partenaires et ce sont eux qui gèrent l'animation, les cocktails, les boissons et la décoration. Une des spécificités de ce festival est que l'on invite aussi des artistes de la région de Saint-Etienne ; l'an dernier nous avions Dezoriental.

Cette année nous avons Karrakib, Gil Galera et Mouss. Je suis convaincu qu'il faut regarder dans nos villes car parfois ces artistes n'ont pas de lieux pour jouer. Je crois que c'est aussi notre boulot de faire ce relais.La vidéo est aussi une spécificité importante car l'Esplanade a la chance d'avoir un département audiovisuel conséquent, et tous les concerts sont filmés et archivés en intégralité.

À la fin du festival, nous remontons sur support broadcast un titre de chaque groupe, de façon à ce qu'il puisse l'exploiter pour sa propre communication. C'est important que ce type de manifestation aille un petit peu plus loin que l'idée de faire écouter de la musique et voir des films, il faut aussi qu'il y ait une relation, une collaboration entre les artistes et nous.

Il y a des rapprochements qui se font entre l'audiovisuel et la production de spectacle et lorsque l'on a la chance d'être dans une institution comme la nôtre, je crois que c'est important qu'il y ait une conservation de ce travail car cela peut avoir des débouchés pédagogiques, informatifs et constituer des supports de communication pour les groupes. À l'image de la plupart des centres et institutions culturelles, l'Esplanade semble pérenniser une programmation « musiques du monde ». Quel est votre point de vue sur ce phénomène ?

Dans toute la tendance musicale aujourd'hui, on voit un intérêt pour tout ce qui est « world music » et musique traditionnelle. Je pense que chaque fois que l'on veut réinventer quelque chose en musique, on repart sur les bases traditionnelles. La musique n'est jamais quelque chose qui s'invente, c'est toujours la continuité de quelque chose, on revient toujours à la tradition et aux sources des formes musicales.

À l'Esplanade, le gros de la programmation en musique tourne beaucoup autour du jazz et de la musique du monde, c'est une volonté que l'on s'impose depuis deux ans, dans le sens où depuis la reconstruction du théâtre nous avons évolué ; maintenant c'est quelque chose que l'on pérennise dans notre programmation, et nos résultats sont excellents. Propos recueillis par M.P. Contact

L'EsplanadeJardin des Plantes

BP 23742013 SAINT-ETIENNE Cedex 2

Tel : 04 77 47 83 40

[esplanade@mairie-st-etienne.fr->esplanade@mairie-st-etienne.fr] / www.mairie-st-etienne.fr


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