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5. La Musique en collectif
Fanfares, Harmonies, Orchestres champêtres et Chorales

La musique tient une place prépondérante dans la vie culturelle en Haut-Giffre. Si elle se pratique en petits comités, dans l’intimité des maisons ou dans la solitude d’un champ, elle est également un élément important de convivialité et rythme les grands événements de la vie des familles et des communes.

Le droit d’association existait en Savoie dès 1848, bien avant la loi française de juillet 1901, expliqué par la sociabilité des savoyards, heureux de se retrouver pour défendre toutes les causes. Banquets ou fêtes religieuses, bals champêtres ou concerts officiels, sorties festives ou rassemblements professionnels, réunions familiales, mariages, enterrements… Tout est occasion pour jouer de la musique ou chanter ensemble …
Aujourd’hui, harmonies municipales, fanfares, chorales ou orchestres champêtres sont au rendez-vous à chaque événement important de la vie des villages. Les harmonies et les fanfares municipales sont représentatives d’un engouement national, elles jouent des répertoires contemporains et classiques, des musiques savantes écrites et arrangées, dirigées par un chef. Si ces formations sont anciennes (certaines ont plus d’un siècle), elles représentent toujours une pratique importante puisque l’Harmonie municipale de Samoëns regroupe 70 à 80 personnes, et la fanfare de Sixt près de 40 membres. Elles se renouvellent aujourd’hui avec l’intégration de nouveaux habitants de la vallée et l’arrivée de plus jeunes musiciens. Voir plages 16 et 32 de ce disque

Formation plus légère (une petite dizaine de musiciens), l’orchestre champêtre se rattache davantage à la tradition orale. Beaucoup de musiciens qui le constituent font également partie de l’harmonie municipale. Au départ, l’orchestre champêtre était issu des bandes de carnaval, qui faisaient aussi danser dans les bals. Le répertoire est constitué d’airs « joués de routine » (d’oreille), appris des anciens, principalement des valses, polkas, mazurkas, scottisches, et les marches de carnaval et de conscrits. Parfois inspirées d’opéras ou de concerts classiques entendus à Genève ou dans d’autres villes, ces mélodies ont été transformées et adaptées aux « airs du pays ». Ce répertoire, en particulier les valses tyroliennes, est intéressant par sa grande variété mélodique et la longueur des thèmes ( 8,10, 12, 16, voire 32 mesures). Le jeu avec 1ère et 2ème voix, contre-chants, « pompes » rythmiques, est typique de l’Arc Alpin (Suisse, Bavière, Lichtenstein, Italie du nord, Autriche et Slovénie). Si Morillon et Sixt avaient également leur orchestre, le seul encore actif est celui de Samoëns. Voir plages 5 et 25 de ce disque.