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Toss : traditionnal irish

Entretien avec Tony Canton et Jacques Tribuiani pour leur nouveau duo de musique irlandaise, Toss.







CMTRA : Comment est né le groupe ?

Tony Canton : J'ai quitté Tonynara il y a quatre ans. Ce temps de deuil était nécessaire pour retrouver l'envie et le désir de travailler sur ce répertoire sous une autre forme. Et puis il y a le contexte économique et politique : les réformes du régime des intermittents du spectacle et la diminution des budgets de la culture vont bouleverser le paysage culturel en France. Nous allons assister peu à peu à une disparition des groupes de 4, 5...9 musiciens. Les programmateurs n'ayant plus les moyens de s'offrir ces spectacles, ils se tourneront alors vers des formations plus légères : duo, trio... Jacques Tribuiani : Pour ma part, je n'ai jamais “décroché” de la musique Irlandaise ! Ardagh s'est presque arrêté faute de participants, mais j'ai toujours un reel qui traîne sous les doigts ; alors quand Tony m'a proposé de reprendre du service, je n'ai pas hésité longtemps... Vous avez chacun un passé musical autour du répertoire irlandais (Tony dans Tonynara et Jacques dans Ardagh). Comment se situe TOSS dans votre parcours ?

T.C. : Tonynara est né à une période où le rock irlandais était à la mode : les Pogues, les Waterboys... J'avais 20 ans et je découvrais cette musique. A cette époque, j'étais plus attiré par l'énergie que dégageait cette musique que par les subtilités de son phrasé ou de son ornementation. Dans ce contexte, Toss me permet de travailler dans ce sens. J.T. : J'ai toujours été beaucoup plus puriste que Tony en ce qui concerne la technique instrumentale ! Je n'ai jamais craqué sur les rockeurs irlandais... aujourd'hui Toss est pour moi un challenge : mettre en place une vraie technique vocale, allier l'énergie et l'improvisation à la technique, tout un programme... Quelles sont vos influences et votre démarche ?

T.C. : On ne voulait pas jouer les indétrônables standards, morrisson jig et autres saucissons du genre. Par contre, le style, l'énergie, l'originalité de certains violonistes comme Liz Carroll, Martin Hayes ou Eileen Ivers m'ont donné envie de creuser du côté de la musique Irlandaise des émigrants américains. C'est un répertoire étonnant, très souple malgré la vitesse parfois vertigineuse ! J.T. : Pour ce qui est des chants, j'ai toujours adoré le moment ou un vieux se lève dans un pub Irlandais pour chanter une complainte “a cappella”. C'est un moment émouvant, mais la musicalité est souvent “limite”... j'ai donc utilisé ces chants comme base de travail, et je me suis attaché à la forme : tonalités, tempos, effets rythmiques, tous les moyens ont été bons pour leur donner du relief. Jacques, peux-tu nous parler de ton instrument : pourquoi ce choix ?

J.T. : je ne sais pas si on doit parler de choix ou de hasard ! Je joue d'un instrument à cordes depuis plus de 20 ans ; je suis ensuite venu à la musique irlandaise par le biais de la flûte en ébène, du tin whistle et de l'uillean pipes, et j'ai naturellement tenté d'utiliser mes connaissances en guitare pour travailler des mélodies et des accompagnements. Comme le bouzouki irlandais est très utilisé en Irlande, je m'en suis acheté un à Dublin, que j'ai lâché pour le cistre qui a plusieurs avantages : deux cordes supplémentaires pour un total de dix - ce qui élargit les possibilités - et un son moins “medium compressé”, plus large, plus cristallin et moins métallique. Le duo est une forme particulière par rapport à un groupe. Cela ne vous fait-il pas peur ?

T.C. : Pendant longtemps, je redoutais ce type de formule en raison de l'exigence que cela implique, de la performance musicale, et aussi par manque de confiance en soi. Cette appréhension s'est dissipée. C'est donc une nouvelle page qui s'ouvre. J.T. : C'est une formule intéressante, qui flatte l'ego. Ce duo vous paraît-il une forme définitive ?

T.C. : Il y a une chose dont je suis sûr, c'est de douter de tout. Donc difficile pour moi de prévoir l'avenir de ce duo. Il n'est pas impossible que d'ici quelques temps Toss évolue.... J.T. : Pour chaque formule, j'ai mes références : de Martin Hayes et Dennis Cahill en passant par Lunasa, le Bothy Band, Donnal Lunny... aujourd'hui, c'est effectivement un duo, mais il serait dommage dans l'absolu de se fermer à d'autres expériences. Propos recueillis par L.D. Contact

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