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Festival trans-artistique afro-européen à Lyon du 6 au 14 avril

Entretien avec Pierre Loklounon L'association ADACAE* rassemble des artistes de différentes cultures, elle cherche à instaurer un échange et susciter la découverte d'expressions musicales méconnues. Elle organise cette année la première édition non sans mal et avec beaucoup d'incertitude sur les financements des Rencontres trans-artistiques afro-européennes. Nous avons rencontré Pierre Loklounon, président de l'association. CMTRA : Pierre Loklounon, pouvez-vous nous expliquer les objectifs de votre association ?

Pierre Loklounon : L'association existe depuis 1998. Nous l'avons créée pour promouvoir les artistes de la région Rhône-Alpes, resserrer les liens de solidarité entre les artistes africains et européens de tous pays, informer objectivement ses membres des réalités mondiales, pour un échange de savoirs.

On s'est rassemblés pour défendre les intérêts des artistes et de leurs cultures. La majorité des membres est d'abord afro-caraïbéenne, puis européenne. Tous ces pays ont des cultures différentes que nous recherchons afin de proposer un éventail de travaux d'artistes aux habitants de notre région. Notre objectif, c'est d'être en contact avec l'extérieur. Et cette « première rencontre trans-artistique afro-européenne » ?

Nous avons fait une première présentation d'ADACAE l'année dernière, avec grand succès. Nous avons programmé une semaine culturelle pour 2002, qui a pour titre « Trans-artistique afro-européenne à Bron 2002 ». « Trans-artistique », parce qu'il y a un mélange d'artistes de tous les pays. Cela signifie qu'ADACAE n'est pas une association du type « un but : un pays », c'est un rassemblement de tous les artistes, quel que soit le niveau. C'est cette richesse-là que nous cherchons et que nous voulons faire comprendre au public.

L'année dernière, nous avons eu un article dans le journal « Amina », et on a eu alors des coups de fil de partout, ça nous a fait plaisir, ça veut dire que la visibilité que nous cherchons commence à prendre ses ailes. On s'est dit qu'il faut continuer à faire le travail dans ce sens-là, et mûrir nos objectifs. Nous avons voulu toucher plus de public. On propose donc une semaine interculturelle pour interpeller l'agglomération lyonnaise et les départements. Qu'est ce que vous voulez apporter aux artistes de la région ?

Si on a choisi de promouvoir les artistes de la région, c'est parce qu'on a pensé qu'ils ont besoin d'être reconnus officiellement comme les artistes d'ailleurs. Notre rôle, c'est de faire en sorte que les artistes de la région soient eux aussi au niveau international. Quel est le style musical de ces artistes, de la musique traditionnelle ?

Les styles sont variés, selon le chant et le rythme choisi par l'artiste. Les titres sont écrits en français et autres langues, de la salsa, zouk, biguine slow, traditionnelLa plupart des artistes sont dans la région depuis une dizaine d'années. Étant donné qu'ils n'ont pas d'autre moyen pour évoluer comme ils le souhaitent, je pense qu'avec ADACAE, nous irons loin. Comment cela va-t-il se passer au cours des rencontres ?

Nous allons exposer des arts plastiques, avec des artistes de la région, africains et européens, il n'y a pas seulement des musiciens. On ne peut reconnaître ces artistes que par une exposition ou un concert sur une place publique. C'est l'occasion de partager avec un public qui n'a pas eu l'occasion de les connaître, et qui est le bienvenu.

Il y aura donc toute une semaine d'exposition à la salle Cosmos à Bron, et pour la nuit de Concert, l'Espace Albert Camus. La nuit des artistes sera programmée cette année en live, accompagnés de deux groupes de musiciens : Kamalingo, et Loupino. Ce sont des groupes connus qui ont déjà joué à Bercy, en Allemagne, et d'autres festivals. Vous voulez aussi présenter ces artistes aux programmateurs des gros festivals de la région, que souhaiteriez-vous leur dire pour les convaincre de l'intérêt de ces artistes ?

Nous voulons démontrer qu'il y a des valeurs cachées, et qu'il est temps que ces artistes soient reconnus à leur juste valeur au niveau des institutions. Pour permettre cette visibilité à longue échelle, la mise en valeur de leur personnalité. Il y a des artistes qui veulent évoluer, mais faute de moyens et de soutien, ils abandonnent.

Nous souhaitons que les programmateurs puissent voir ces artistes à l'uvre afin de tirer une conclusion de leurs capacités. Les programmateurs pensent que les artistes régionaux ne leur rapportent pas assez, et préfèrent chercher ailleurs. Aller chercher quoi ?

Ils vont chercher d'autres musiques exotiques. Je parle en connaissance de cause parce qu'on a vu Les Nuits de Fourvière, il y a beaucoup d'artistes étrangers qui viennent. Je pose la question : pourquoi les artistes étrangers de l'extérieur, et pourquoi pas des étrangers de l'intérieur ? J'ai suivi certains artistes de l'extérieur, par rapport à l'intérieur, le résultat est le même, on est presque au même niveau !

Après, c'est un problème de matériel. Les autres qui viennent de l'extérieur, ne croyez pas que c'est si facile, ils sont aussi aiguillés par d'autres jusqu'à ce qu'ils soient arrivés à ce niveau. Je souhaite que les médias rentrent dans le jeu pour aider à promouvoir les artistes de la région, quelle que soit leur origine. Propos recueillis par M. C. Contact

A.D.A.C.A.E

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